monotonix_blepcoverlabel / Drag City

distributeur / Discograph

contact / monotonix[at]murdochspace

dispo / 1


des mots // du son


Ah, du vieux rock'n'roll qui grésille. Ça faisait longtemps, non ? Remercions les Israeliens de Monotonix, pour ce beau geste (on ne parle évidemment pas de leur pochette de disque, bigre !).

En parlant de geste, il faut les voir se mettre minable dans des endroits improbables. Ran Shimoni, le batteur dressé derrière des fûts des plus esquintés - comme l'allumé et agaçant Vincent Taeger du Poni Hoax - acoquiné à Yonatan Gat, guitariste du groupe qui ne sait plus où propager ses saturations toutes plus hirsutes les unes que les autres (fallait pas accouplé ampli basse et guitare mon gars, le dingue !), le duo bousculé alors par leur chanteur à moustache, Ami Shalev, cuit du bulbe qui n'a de cesse d'essayer de pousser les murs, donnant  du coup tout son sens au titre de cet album, Body Language.

S'il ya une certitude dans ce bas monde, c'est que ce trio surpuissant est tombé dans la marmite à Blue Cheer étant minots, crêpé les tiffs à Page & Plant du temps où ces deux là ne devaient pas trop se les laver et qu'aujourd'hui tel les Sonics en rut, il envoit voler tout azymuth  le fruit de la digestion de toutes ces influences, dans une sorte de bouillasse jouissive de blues heavy et de punk groovy.

Une fricassée de rage mon pote, la fougue comme dessert. Un régal à s'en fourrer jusqu'aux oreilles. Ça tombe bien, vous me direz.

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