Nitwits_marecagelabel / Autoprod.

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dispo / 1


des mots // du son


Au même titre que Watine, il n'y pas si longtemps, les Nitwits sont de ces groupes qu'on aime suivre à la trace. A la différence près que ce coup-ci c'est plutôt grâce au son dingue d'une basse pétaradante qu'on a retrouvé leur route.
Le Marécage de la Mélancolie , leur nouvelle sortie est tout ce qui a de plus ravageuse : bruit et fureur déclinés en douze titres dont la production chiadée - ça nous change un peu là - , pousse le bouchon encore plus loin dans la boucherie sonore.
Rageurs et toujours aussi bouillants, les Nitwits sont certainement parmi les plus beaux défenseurs d'une forme malheureusement trop marginale d'exercice musical, une pratique extrême qu'on se plait à appeler le "Tabula Rasa" ou la technique de la torchère à cérumen, un geste sanitaire de premier ordre donc, et la possibilité offerte à nombre de représentants en appareils auditifs et autres prothèses de sortir de la crise.
Si vous ajoutez à la note que les quarante deux minutes montre en main de ce dernier opus, véritable carnage sonique s'il en est, sont dignes des plus beaux fracassages neuronaux depuis l'intronisation de la fée Electricité au cœur en fission terminale du cirque rock'n'roll (il suffit de se ramasser l'enchaînement Sgt Rosco / Wild Cat en travers de la gueule pour s'en convaincre), et vous conviendrez qu'il faudrait être un brin niais - ou déjà sourdingue, ce qui nous pend au nez à continuer d'écouter des trucs pareils hé hé ! - pour ne pas apprécier toute l'"ouverture" d'esprit dont ces jeunes gens modernes sont capables. Je vous le dis ça promet !

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Mars')

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