cd_gustafspetzlabel / Imperial Recordings

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dispo / 1


des mots // du son


Il y a des disques qu'on pourrait ne jamais rencontrer.

Prenez ce Good Night Mr Spetz, du même Spetz, Gustaf de son prénom. Si on s'était cantonné à l'écoute du titre d'ouverture, Golden Feather, hymne power-pop pour stadium bourré à craquer, bien trop gras même en cette saison, on aurait jeter aux oubliettes cet objet vert de gris, et on n'aurait jamais pu découvrir la perle qui suivait, puis celle d'après et ainsi de suite, se privant d'une douce escalade de bonnes vibrations.

Spetz fait parti de ces chanteurs pop composant dans la déraison la plus aboutie, la B.O. de leur propre vie. A l'instar d'un Brian Wilson ou plus largement d'un Scott Walker, oui carrément, ce jeune Suédois plein d'allant a tout d'un grand.
C'est à la frontière entre joie naïve et mélancolie surannée que se joue ce premier opus. Premier essai implanté durablement sur cette terre fertile que bon nombre s'approprie mais que peu de songwriters colonisent avec autant d'à propos, de grâce, et finalement de facilité.

Un album signé sur le décidément excellent label Imperial Recordings (José Gonsalez, Samuraj Cities) au ton si juste qu'il est difficile d'y accoler d'autres termes que réussite, magnifique, remarquable, époustouflant...Et bien dites donc, ça en fait quelques-uns tout de même...

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

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