keikiwalthamholycrosslabel / Cheap Satanism Rds

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des mots // du son


Dominique Van Cappellen-Waldock c'est elle. Raphael Rastelli, c'est lui. Elle et lui forment Keiki, duo mixte qui dit faire de la Satanic Pop. On les croit, sur la foi de l'écoute prolongée de cet excellent Waltham Holy Cross.

Elle et lui, c'est guitares hachoirs, boîtes à rythmes, voix démente, et c'est tout.
Alors, je vous vois venir avec vos têtes de gondole, non ce n'est pas la énième resucée hype de la formule binaire Jack/Meg, VV/Hotel...Non, et re-non ! Là, le cliché presque éculé de la succube et de son mentor est foutu en l'air. Pour tout vous dire, et mettre fin au débat, Keiki, c'est plutôt comme si Anything Maria c'était dégoté un narvalo. Capito ?

Pour revenir à nos Belges et leur pop de Satan, il est clair qu'une onde de terreur et de rage court de bout en bout de ce disque. La voix de Dominique, qui se pose là dans le genre dramaturgie rock , quant sur scène elle reste d'une sobriété déconcertante derrière son theremin, s'éclate à déchirer les papillotes de nerfs que son compagnon s'est amusé à nous tresser derrière la nuque.

Et ainsi vagabonde cette musique corrosive et obsessionnelle, tout à la fois noisy et punk, avec comme seul objectif, affirmer haut, et fort surtout, sa radicalité.

Là, on peut le dire sans trop se planter, Keiki n'en a rien à braire de la facilité. Comme d'ailleurs, des aficionados de belles écorchées qui préféreront les crises hystériques de PJ ou Shannon aux flèches vénéneuses de son Amazone.

A découvrir absolument.

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

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