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des mots // du son


Les Frères Nubuck ont fait main basse sur une cargaison de tord-boyaux, ils en ont biberonné une partie et barbouillé le reste sur chacun des douze titres de leur dernier opus, Disque Mineur, Fin de Règne Animal.
Des chansons (!) enrobées de mélodies guillerettes ou douces amères, pleines de cuivres et de cordes, qui contrastent avec des textes à l'emporte-pièce bourrés d'une poésie rude et patraque. Un savant mélange de n'importe quoi et de presque tout avec un soupçon de trois fois rien. C'est marrant comme un gadin de vieux sur le parvis mouillé d'une église, c'est si rare qu'on croche dedans, directement, sans transition ni hésitation.

Ces deux vrais frangins à la ville, accompagnés de quatre musiciens, bricolent leurs chansons détraquées depuis un bail maintenant, dix ans et plus je crois. Et depuis le début, c'est vicelard et bien senti, déprimé et complètement déviant. Des morceaux qui couinent de toute part, entre science du verbe grave à la Mendelson et incongruité du vocabulaire à la Jean-Luc Le Ténia. Pas tellement chantés, peut-être plus parlés, comme en ce temps où la Lo-fi d'ici rivalisait avec celle du Far-West, cette époque où les disques s'appelaient A Découvrir Absolument.

Après, doit-on toujours se fier aux titres des disques ? Regardez celui-ci : Disque Mineur...  Peut-on encore parler ainsi d'un album qui consacre un de ses titres à la trop rare Lisa Germano, qui sample Yma Sumac et réussit le prodige de faire rimer dysplasie et Ribéry ?

Franchement je ne crois pas.

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Mars')

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