AGOP_CDFront_1label / Autoproduit

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dispo / 1


des mots // du son


Il est peu d'artistes capable de vous servir sur un plateau des mélodies pour dimanches pluvieux, sans pour autant vous faire investir dans un tabouret et du cordage.

Sérieux, on n'écoute pas n'importe quoi les dimanches cagneux ! Il faut savoir préserver ces ambiances spleenétiques, en profiter sans couler une bielle. Il faut écouter Agop...Comprendre que cette musique d'apparence proprette, trop pop et ouvragée pour être fiable, est une des choses les plus agréables en ce bas monde depuis les draps propres dans un lit, le soir. Une sensation qui n'a de cesse de remonter en flashback à chaque écoute de ces quatre titres, caressants et enveloppants à souhait.

Pourtant on a failli passer à côté d'Agop. Pas glop, ça ! Trop vite dérouté par ces références émergées d'une écoute peu active - The Verve et Oasis première génération en tête - et notre snobisme élitiste mal placé - "cette pop est connotée !!"

Du flan mon ami ! On échappe pas à Agop, à ce son limpide, né d'une production remarquable et dorénavant marqué en pli sur chaque parcelle de notre peau. 
Mélancolique et confortable, cette musique, lumineuse quand dehors il fait gris, déchirante quand les yeux broient du noir, est devenue celle de mon chagrin, l'endroit où il va se lover, une musique de crachin, obsédante et pénétrante, la B.O. de mon spleen...

Et vous, sinon ? Ça va ?

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

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