Narrow_Terence_Narco_Corridoslabel / Ballroom

distributeur / Discograph

contact / NT[at]murdochspace

dispo / 1


des mots // du son


Narco Corrido...A Tijuana, c'est ainsi qu'on appelle ces chansons de guérilla, de flingues et de drogues qui content les louanges et les péripéties des trafiquants du coin. Narco Corrido c'est aussi le nom du nouvel opus des Narrow Terence, un voyage tout aussi picaresque que le laissait présager son titre (et sa jaquette).

On imagine bien la fratrie Puaux, à la tête du groupe, le visage buriné, des rides naissantes déjà profondes, une goutte de sueur glissant le long. De l'eau dans le désert, le Mojave surement...Une image forte pour un disque qui l'est bien plus.
Cet album sonne , au-delà de  la confirmation de tout le bien qu'on pensait d'eux, comme un nouveau départ sur des traces bien connus de nos services. Pour éviter toute hémorragie "name-dropped", on va plutôt tenter une analogie.
Imaginez que Jim Jarmusch ait tourné un film sur les Desert Sessions, joutes chamanico-stoner entreprises par Josh Homme dans un studio au confin du Mojave (comme on y revient, tiens ?). Howe Gelb et Chokebore en guest stars. Hop ! Et bien, une main à couper que Narco Corrido en fournirait la parfaite Bande Son. Ni plus ni moins. Au programme, guitares revêches qui font la planche sur les dunes, mélodies bizarres, ballades incandescentes. Et ces voix, en écho, l'une limpide, l'autre basse et cassée. Érosion vocale et maîtrise musicale, de drôles de jalons pour un voyage au diapason. Quatorze titres qui vous embarquent séance tenante, une nuit de pleine lune, la reptation comme seul moyen de locomotion. Ça y est, vous y êtes ? Bien !

En recentrant leur musique sur le songwriting et les ambiances cinématiques, les Narrow Terence en ont tiré la substantifique moelle : une mixture inflammable, faite d'excentricité et d'étrangeté, coulant entre langueur et tempête, transe et cuite au mezcal.

Une musique guerrière, droguée et armée jusqu'aux dents. Gare !

des images