27_Electric_wire_hustlelabel / BBE Rds

distributeur / La Baleine

contact / EWH[at]murdochspace

dispo / 1



des mots // du son


Décidément ce pays semble véritablement avoir été irradié par le soul power. Après les envolées des Fat Freddy's Drop, voilà que nous débarquent de Nouvelle-Zélande les Electric Wire Hustle (E.W.H.). Encore plus lascif, et envoûtant aussi.

En surface, les influences ne font aucun doute, Marvin Gaye pour la moiteur du propos, J. Dilla pour la coolitude obsédante des rythmiques. La voix de sucre roux de Mara TK finissant d'asseoir l'auditeur dans un immense canapé de velours sonore...Rouge  le canap' ! Rouge satiné !

Sur le fond, le projet musical est clair : faire chalouper les corps, pousser le cœur dans des abysses de volupté. La mission est largement remplie - bien sûr on en parlerait pas sinon ! - avec un album éponyme fluide et moelleux, marmite organique où la chaleur et le confort sont les condiments privilégiés, préférés aux références étriquées et aux calques sans couleurs.

E.W.H. fait preuve d'une sacrée audace, mariant harmonieusement héritage du passé et sonorités plus futuristes. Une décoction à la sensualité bienfaitrice, aventureuse sans être pour autant révolutionnaire, mais qui s'avère malgré tout reine dans l'art de panser les blessures de l'âme.

Soul Powa, bro !! Rien moins que ça !

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

des images