sin_fang_summer_echoeslabel / Morr Music

distributeur / La Baleine

contact / SF[at]murdochspace

dispo / 1

 

des mots // du son


L'Islande...Quel drôle de phénomène peut bien frapper cet immense rocher volcanique ? C'est vrai quoi, c'est étrange cette île, avec ses arrivages réguliers, depuis trente ans, d'artistes plus que recommandables.

Regardez celui-là encore, Sindri Mar Sigfusson aka Sin Fang (exit le Bous). Moins furieux que quelques-uns de ses cousins, il a choisi lui , dans la famille songwriter, la carte de l'ambassadeur pop onirique.

Ses histoires, ancrées dans les corps et les cœurs, depuis des lustres, sont habitées d'une forme de folie métaphysique, passée avant lui d'âme en âme, par quelques étranges barrés plus à l'ouest, de Brian Wilson à Robert Wyatt.
Pour nous les conter, Sin Fang s'est associé là à des gens de Mùm, Amiina et des potes de son groupe Seabear, qui n'ont rien de vikings lanceurs de marteau. Voilà plutôt de délicats orfèvres : tout en retenue, en finesse d'esprit, ils déroulent ensemble une pelote sonore fantasque sur laquelle Sindri pose ses câlins vocaux.

Ce disque s'appelle Summer Echoes...Les échos de l'été. Voilà donc un opus de saison. Vif, sémillant, imprévisible, porté par une production faramineuse de détails, pleines de recoins, d'anfractuosités dans lesquelles s'épanchent , sereines, des chansons brillantes, cet album devrait en effet nous guider sur le fil ténu d'un printemps qu'on rêve radieux, vers la clarté estivale. On croise les doigts !

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

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