Visuel_EL_HIJO_Madrilenalabel / Acuarela Rds

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dispo / 1

 

des mots // du son


Migala, sublime groupe espagnol de post-folk crépusculaire, parti définitivement ad patres, on osait qu'à peine en entendre parler à nouveau. On savait qu'Abel Hernandez, la voix du combo madrilène, avait repris la route sous le pseudo d'El Hijo (les Fitzcaraldo Sessions en bénéficièrent). Le label Acuarela a eu la bonne idée de faire cheminer jusqu'à nous ce deuxième album, Madrileña.

Exit la lenteur neurasthénique des Migala, la lumière a touché El Hijo, réveillant des envies pop plus célères. Tant mieux !

Album concept s'il en est, Madrileña se veut un patchwork dépeignant à travers chacun de ses titres, la capitale espagnole, ville dans laquelle Hernandez vit. Il y parcourt des rues désertes, contant des histoires qui prennent ces dernières comme toile de fond.
On retrouve alors son goût pour les ambiances intimistes, et surtout on redécouvre un sens mélodique capable de transcender des morceaux plus pop qu'autrement fagotés, on n'aurait certainement pas écouté. El Hijo nous embarque ainsi sur ces traces, au fil d'un chemin, celui d'une vie ancrée dans ceux d'une ville, tour à tour joyeuse et mélancolique, sombre ou éclatante. Une belle promenade pour de chouettes retrouvailles.

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

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