baby_fire_no_fear_400x400label / Cheap Satanism Rds

distributeur / Id.

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dispo / 1

 

des mots // du son


Voilà ce qu'on peut appeler un disque tourmenté. De ceux qui suintent le désœuvrement sadique, la débauche schizoïde, le sang d'encre. Noire l'encre, noire !

Voilà du rock qui connait par cœur les sentiers battus du minimalisme blues, qui a fréquenté avec intimité et fougue les guitares revêches de l'indie noise US - de Fugazi à Enablers en passant par les Kills première génération, Oxbow (dont le leader charismatique Eugene Robinson vient pousser ici la chansonnette sur un titre) ou quelques riot grrrls et affidés Free Kitten et Royal Trux en tête. Et pourtant les Baby Fire - soit Cha ! et Diabolita, la lead-singer des Keiki - sont belges. La Belgique, colonie habitée d'une certaine vision électrique et brute du rock, une idée qu'on a intégré depuis un bail maintenant. A l'instar de ces deux pétroleuses en furie qui non contentes de la reprendre à leur compte, s'approprient également l'histoire du tristement célèbre Otis Toole, tueur en série anthropophage à qui elles empruntent d'ailleurs leur nom : "baby fire" venant d'une lubie du psychopathe, friand des incendies de matelas qu'il appelait "Bébé feu".

Rock malsain pour histoires horrifiantes où les allusions au cannibalisme de Toole se taillent la part du monstre...terriblement bon !!!

des images