402102_10150489993923207_174364943206_9037206_1887299396_nlabel / Dig Music

distributeur / autodistro

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dispo / 1

 

des mots // du son


Trop singulières pour former une famille unie atour de leur mère à toutes - la Polly Jean - trop détachées pour travailler à l'émergence d'une nouvelle vague : avec leur récente production les Mensch, Anything Maria ou encore Keiki ont pourtant troublé à leur façon - discrète et têtue - les critères même de la comparaison à la matrone du Dorset. Le duo provençal Jesus Is My Girlfriend intègre à son tour l'atelier subversif et informel de ces amazones qui ont coupé le cordon.

Ni folkeuse habitée, ni sorcière grunge, Johanna Serville, songwriteuse surprenante joue avec son acolyte Armand Féret les funambules rock sur un album tendu autant que rugueux, revêche par endroit. Un disque oscillant entre humeur noir et colère rouge sang !

Avec ses méandres mélodiques, son quadrillage de distorsions acariâtres et cette rythmique hirsute au possible, Storm porte finalement très bien son nom, ressemblant moins à un brusque tête à tête esthétique qu'à un malicieux entrelacs de perspectives. Entre le cri, des murmures, sous les murmures, un cri. Sur cette base, le canevas guitare-batterie-voix devient plus envoûtant et ce refus de caler coûte que coûte la musique sous le commandement du verbe, une ligne de conduite assumée. Négliger le chant, toute proportion gardée, au profit de ce qu'il est censé transfigurer et transmettre : la rage, le feu, la tempête. Essentiel parti prix pour un disque qui l'est tout autant. Une réussite.

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

des images


 

Jesus Is My Girlfriend from Nico Martin on Vimeo.