VR1272label / Voodoo Rythm rds

distributeur / Id.

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dispo / 1

 

des mots // du son


Imaginez un groupe qui concilierait l'ascèse bruitiste d'une Shannon Wright, le blues-soul d'une Jessie Mae Hemphill, le vice électrique d'une Margaret Dollrod et la folie sourde de Chan Marshall. Ayé, vous y êtes ? Et bien dites vous que ce groupe - de filles vous le sentiez venir pas vrai ? - existe bel et bien : il s'appelle Becky Lee & Drunkfoot et c'est quatre bikers en rut...Nan, j'déconne ! En fait ils sont toute seule ; ce qui, il faut l'avouer, est beaucoup moins chiant pour les sessions de répèt'.

Becky Lee est donc une One Woman Band. Une rareté dans le milieu très couillu du rock binaire. Armée de sa pédale et d'une seule main - mais non elle est pas manchote !! - l'Américaine joue de la gratte, de la grosse caisse et de la caisse claire avec une dextérité déroutante. Mais l'essentiel n'est pas dans la technique.
Je ne sais plus qui du Diable ou de Dieu est sensé se fourrer dans les détails, mais l'important ici, restent ces foutus détails, qui vont distinguer Becky de l'innombrable ribambelle de combos partageant peu ou prou les mêmes influences mais sauf leur respect s'embourbant pour la plupart dans une belle flaque de boue plagiaire (là tout de suite je ne vois que cette foldingo de Mell et son actuel Cheap Cheap rock'n'roll capable de battre le pavé avec la Becky !).

Alors ces détails ? Ebé des presques riens qui font toute la différence. Le fait, d'emblée, que cette musique ne doive que chi au hasard, mais tout à l'envie irrépressible de transmettre et non ressasser de la sensation brute et sincère. Pour sûr qu'il importe moins à miss Lee de fanfaronner sous les feux de la rampe que de composer et surtout tourner sur scène autant que faire se peut. Si on est tous d'accord pour dire que ce bon vieux blues-rock a besoin d'un coup de frais, voilà une nouvelle défricheuse à l'envie foutrement contagieuse. Bouillantissime !!!

des images