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label / L'Eglise de la Petite Folie

distributeur / Id.

contact / ALG

 

 

des mots


 

Beau retour du Brestois. Et quel chemin parcouru par ce doux dingue hyperactif (BD, romans, musique, spectacle vivant, tout y passe) depuis les aventures médiévalo-cosmique du Petit Fossoyeur.

Alors, quoi de neuf chez Arnaud Le Gouefflec ? Tout, et c'est pour cela qu'on l'aime. Effectivement, la musique de ce héros plutôt discret est aussi imprévisible qu'elle est rassurante. Un peu comme l'enchaînement des saisons. On ne sait pas à quelle sauce on sera mangé, mais il est certain qu'on le sera. Et pour le coup, là, rien de neuf. On est dans l'occurence la plus totale. Mais rien d'usé non plus. Ouais, on s'y perd un peu. Faut dire que Le Gouefflec est facétieux, il brouille les pistes. Et ça non plus ce n'est pas nouveau !

Voilà un nouveau disque, donc. La Faveur de La Nuit, titre programmatique pour un Lp qui annonce la couleur. Les couleurs plutôt : le noir et toutes ses nuances. Une collection de chansons en français autour desquelles John Trap, fidèle parmi les fidèles, tressent ses ambiances ambivalentes, Olivier Polard et Ched Elias [ap]prêtent leurs cordes. A la sortie, des chansons folk sur la peur, la nuit (é)mouvante, la rancoeur, les passages secrets en forêt, les ombres, les parkings aériens et leurs bouquets de fleurs de Toussaint... Quant à la pochette - photo en clair-obscur de Stéphane Mahé - elle est magnifiquement à l'unisson de ces chansons, un peu lugubre, un brin lycanthrope aussi.

Un disque parfait en somme. Où le Brestois se présente à nouveau en chantre unique du soleil voilé, de la joie triste, de la profonde légèreté. Rien de neuf ? Rien de parodique surtout. Une émotion et une finesse toujours intactes. Un disque au coeur énorme, hyper sensible. Bouleversant.

 

du son