mercredi 24 juin 2009
Waxdolls "High Speed Killer Ride"
label / Sputnik Rds
distributeur / PIAS
contact / WD[at]murdochspace.com
dispo / 1
des mots // du son
Les Waxdolls sortent High Speed Killer Ride, un album dont le titre en dit long sur les intentions de ces allumés du bocal.
Après avoir retourné un nombre incalculable de dance floor à travers la Vielle Europe, ces belges volants créent la sensation en gravant ces dix titres dans le coeur même d'une roche en fusion.
Puissant comme une escouade de Panzer, ce duo semble bien décidé à faire bouger les lignes, et ce sans prendre la moindre des pincettes. Des sécateurs et des machettes plutôt. Bien calé entre Digitalism et les fondus de Goose, ces mecs-là n'ont qu'une seule idée dans la tronche, se péter la hype, comme d'autres se baisent des bolées ou des ti'punch, le coude rivé sur le zinc, la gorge profonde et les lèvres brûlées par l'alcool.
Sous leurs airs un tantinet "m'enfoutiste", ils vont certainement donner des sueurs froides à quelques réfractaires, tout en donnant le change à toute cette bande de médisants faux derches qui tout en crachant dans la soupe, bouge leur cheveux tous les samedi soirs en écoutant les derniers singles à la page, un verre de vodka fluo dans chaque main.
En faisant feu de tout bois, les Waxdolls débarquent dans le grand cirque electro pour y mettre des taloches à tout va, pincer les fesses des freluquets de Justice, tout en leur crêpant le chignon à grands coups d'une basse qui tabasse, à en faire friser les spikes des The Exploited et rougir le front du Black Flag.
Et si c'était eux nos nouveaux punks. Sales et bouffis d'adrénaline. Leur musique en tout cas annonce bien la couleur. A suivre.
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samedi 8 novembre 2008
KleZmic ZirKus "Vitamine K"
label / Home records
distributeur / Mosaïc Music
contact / KZ[at]murdochspace
dispo / 1
des mots // du son
Il n'y a pas que le soleil qui se lève à l'Est. Un vent à l'énergie carabinée se met aussi à monter, soufflé par toute une armada de cuivres et de cordes. Attention, tempête festive en perspective.
Les Klezmic Zirkus comme leur nom ne l'indique absolument pas sont Belges. Un quintet de l'Ouest bien barré à l'Est donc. Des Liégeois qui présentent Vitamine K leur dernier opus. Inutile de chercher votre boussole pour suivre les débats, ils vous la feront perdre en deux temps trois mesures . Rien ne résiste à cette folie débordante. Bien arrimés à leurs archets, rivés à leurs soufflets ces 5 là ne font pas dans la dentelle. Oui, hyper festif, c'est bien ça !
Pour sûr cette Vitamine K est de saison. Pour les coups de moins bien automnaux ,quoi de mieux que de bonnes grosses digressions jazz, folk, rock ou reggae injectées au cœur de sonorités à forte teneur balkanique et klezmer ? Rien d'autre qu'une musique sans contraintes, déchaînée et sauvage, totalement instrumentale. Alors faites vous vite prescrire une bonne cure. Vous ne le regretterez pas.
Seul petit bémol à l'affaire, les effets secondaires de ce produit composite : un risque d'addiction latent et surtout des tremblements incontrôlables des bras et des jambes. Bah normal, non ? Festif le Klezmic !
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In'Marseille)
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mercredi 3 septembre 2008
Zita Swoon "Big Blueville"
label / Chikaree Records
distributeur / Discograph
contact / myspace.com/zitaswoon
dispo / 1
des mots // du son
Big City, précédent album de Zita Swoon, embourbé dans le circuit discographique du Plat Pays, ne serait pas assez bon pour le marché français. Quand on sent les effluves nauséabondes qui émanent parfois des disquaires du coin, ça fait de prime abord un brin flipper. Les aprioris musicaux n'étant pas trop la couleur locale par chez nous, ajouté à ça, la volonté du groupe d'Anvers d'être écouté par le plus grand nombre et voilà Big Blueville, 9° production du combo belge, qui débarque. Enfin...dira-t-on.
Des reprises retravaillées en profondeur, issues donc de Big City (Miossec met sa patte sur les 4 titres chantés en français, juste retour des choses quand on voit le travail fait par Stefen Kamil Carlens sur le dernier opus du Brestois) mais aussi des titres tout frais (l'endiablé Josieanna et le folk chaloupé de Quand Même Content). Tantôt rock (le très Rythm'n'Blues Everything Is Not The Same), tantôt pop (le suave Give Up The Hero ou Lookin For A Friend et ses choeurs soulfull), voire reggae (l'engagé People Can't Stand The Truth, le plus drôle Je Range), ska ( I Feel Alive In The City bien groovy) ou carrément blues (le nonchalant et superbement écrit L'opaque Paradis), ces 10 titres ratissent large, et mettent pour ainsi dire à chaque fois dans le mille.
Cette Big Blueville baigne en fait dans une atmosphère on ne peut plus positive et chaleureuse, une cité où l'amitié et l'ouverture d'esprit seraient des valeurs gravées dans le marbre, au fronton des maisons. Un sacré bled, quoi !
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