mardi 23 juin 2009
Bronnt Industries Kapital "Hard 4 Justice"
label / Get Physical Rds
distributeur / La Baleine
contact / BIK[at]murdochspace.com
dispo / 1
des mots // du son
Bristol, Royaume-Uni. C'est là-bas que Bronnt Industries Kapital (BIK) remet le couvert et sort pour Get Physical Music, Hard For Justice, son nouvel opus. Une bonne nouvelle de revoir sous la lumière le duo Nick Talbot (Gravenhurst)/Guy Bartrell.
Quelle œuvre étrange que ce disque, un ensemble de mélodies
insidieuses, qui ne se laisse apprivoiser qu'à force de persévérance.
Difficile à classifier, cette musique fait preuve d'une puissance
cinématique considérable, et porte au pinacle, à sa façon toute
particulière - éclectique, subversive, sensuelle - ces bandes sons de
films où, de B à Z, Charles Bronson puis Steven Seagal gagnent toujours
à la fin, les martiens sont forcément verts avec trois yeux et sept
bras, les blondes, péroxydées bien entendu, portent haut et loin leurs
fortes poitrines pour se jeter immanquablement dans le piège du premier
psychopathe venu. Un must , c'est tout à fait ça.
Mais bien plus qu'un hommage qui reprendrait à la note près le boulot des Goblins pour Argento, celui de John Carpenter ou Stelvio Cipriani, BIK, à l'instar des Zombie Zombie ou dans une moindre mesure Baïkonour,
injecte dans ces musiques de nanars cultes une sacrée dose de
rythmiques kraut coupées aux effluves électroniques et acides d'un bon
vieux Commodore 64. Ce qui a le mérite de n ous faire franchement
jubiler.
Un must j'vous jure !!
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live in Mars')
des images
vendredi 27 mars 2009
Baïkonour "Your Ear Knows Future"
label / Melodic
distributeur / La Baleine
contact / Baïko[at]murdochspace.com
dispo / 1
des mots // du son
Baïkonour, comme son nom ne l'indique pas est le projet de Jean-Emmanuel Krieger, Versaillais émigré à Brighton.
Trois ans après For The Lonely Hearts Of The Cosmos, son premier opus déjà signé chez les Anglais de Melodic, il nous revient avec Your Ear Knows Future, nouvelle mouture poptronica bien classieuse.
Krieger joue ici de tous les instruments, mis à part la batterie dont s'est chargé Lee Adams des Fujiya & Miyagi. Et ça s'entend. Insufflant ce rythme kraut dont il a le secret sur tous les titres où il intervient, Adams impacte réellement ces derniers et donne à cet album cette couleur si particulière.
Au-delà de ces influences germaniques, qui de Can à Amon Düll nous rappellent à quel point elles demeurent importantes dans l'évolution de la musique pop contemporaine, c'est la prépondérance des mélodies machiavéliquement troussées autour d'ambiances hypnotiques, tendance shoegaze - à croire qu'on est en plein revival tant ce style semble revenir, avec plus ou moins d'à propos, sur le devant de la scène -, qui propulsent littéralement les titres de Baïkonour dans un tout autre univers, intangible et pourtant bien présent.
C'est titubant, comme azymuthé, qu'on évolue au coeur de cette nouvelle dimension, tenu en équilibre par le seul fil tendu entre quelques larsens et des montées racées de réverbs; coincé en fin de compte, en prise à toute une ribambelle de mélopées obsédantes courant en volutes du sol au plafond. Vraiment planant tout ça.
Finalement, Baïkonour, c'était pas si mal trouvé comme nom.
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In')
jeudi 16 octobre 2008
Max Pashm "Never Mind The Balkans"
label / Autoproduit
distributeur / Mosaïc Music
contact / Max[at]murdochspace
dispo / 1
des mots // du son
Brighton reste une des places européennes les plus prolifiques en terme de brassages et d'expérimentations musicales. La preuve une nouvelle fois avec le gars qu'on appelle Max Pashm, dj pourvoyeur d'un son qui ne donne pas spécialement dans la "couleur locale".
Never Mind The Balkans est la dernière sortie en date du monsieur. Entourés de musiciens débarqués des 4 coins de la planète, il propose un mix carabiné à qui veut bien l'entendre. Entre les mélanges d'un Shantel et les élucubrations de SoCalled, le Britannique se faufile en douceur, et brutalement ouvre sa discothèque aux quatre vents. Un album sans aucune prétention, qui s'il revêt quelques allures de déjà vu, rafraîchit malgré tout les méninges et réchauffe de l'intérieur. Un must pour l'automne à venir.
Carburant à l'essence de contrebande klezmer et tzigane coupée à la nitro balkanique, les morceaux foisonnants de Pashm s'agglutinent autour de sonorités ancestrales autant que rock, ska, punk ou même drum'n'bass dans une pure esclandre festive qui décoincera le plus chétif des postérieurs et fendra de sourires la figure des plus sinistres sires. Ce qui par les temps qui courent devrait pouvoir être remboursable par la Sécu.
En somme, un beau geste de santé publique et un voyage des plus intenses, avec en guise de G.O., un éclaireur, vieux routard devant l'éternel, qui se fout royalement des frontières. De là à dire qu'il est libre, Max, il n'y avait qu'un pas, de danse, qu'on arrête plus de franchir.
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In'Marseille )
des images






