mercredi 25 novembre 2009
The Bree Van de Kamp's "Introducing ..."
label / Gone Paris Gone
distributeur / id.
contact / TBVK[at]murdochspace
dispo / 1
des mots // du son
The Bree Van De Kamp's - oui comme la
rouquine des Desperate Housewives - propose une musique nerveuse et
énergique, cultivant un gout du contraste certain. Le chaud/froid, les
aller-retours lunatiques entre colère et tempérance n'ont plus de
secrets pour eux et leur vont franchement bien au teint.
Mélodie au cordeau, gimmicks ravageurs, une bonne voix qui parvient à
faire son trou au cœur de compos hyper rythmées. C'est de la bonne, on
tenait à vous le dire .
Introducing The Bee, Ep bien roulé faisant dans l'éclectisme -
avec quatre morceaux ce n'était pas le plus simple - pousse dans ses
retranchements une électricité qui le lui rend bien.
En attendant d'en entendre plus, et qui sait de les croiser un de ces
quatre soirs sur une scène, aucune raison de se priver de faire tourner
et retourner ce disque sur vos platines. C'est du bon qu'on vous dit !
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)
vendredi 20 novembre 2009
La Danse Du Chien "Black Painted Bones"
label / La Niche
distributeur / Harmonia Mundi
contact / DDC[at]murdochspace
dispo / 1
des mots // du son
La Danse Du Chien, n'en manque pas ...de chien. Remontés comme des pendules, ces cinq là n'ont plus rien à envier à leurs aînés et mentors Tom Waits ou Robert Johnson.
Esprit vintage, ambiance cinématographique sépia, ils nous larguent
dans le New York des années trente, au milieu de malfrats, travelos et
autres tapins à œil de verres. Véritables phénomènes de foire, leur
"Jazz Punk Circus" comme il aime à le définir est de beauté, une beauté
crasse, faite de sueurs, d'incantation, de vocifération, de pulsions
incontrôlées et incontrôlables, débordements de tension explosive. Un
bon vieux cocktail qui arrache la gueule et le reste aussi.
Avec ce deuxième album, Black Painted Bones,
et une pochette de disque magnifique de dinguerie déglinguée - une
entrée de stand de foire avec quelques freaks en action devant -, La Danse Du Chien pose son cabaret blues punk dans votre salon.
Féroces comme le Blues Explosion a su l'être, branques comme du Jesus Volt,
ils sont tout bonnement irrésistibles.
Il ne tient désormais qu'à vous
de pousser cette galette sur vos platines, mais méfi on vous aura
prévenu, ça cause dans l'poste là !
N'oubliez pas de pousser les meubles. Et invitez les voisins, diplomatiquement parlant ça ne sera que mieux.
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)
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La danse du chien "Domino"
La Danse Du Chien | MySpace Music Videos
samedi 12 septembre 2009
In The Club "Seduce'n'Destroy"
label / Temps d'Avance
distributeur / Discograph
contact / ITC[at]murdochspace.com
dispo / 1
des mots // du son
Un dangereux gang parisien a décidé de bousiller les dancefloors d'ici et d'ailleurs.
Une unité de quatre déglingués , quelques proches des MGMT et Interpol aux manettes, pour l'enregistrement d'un premier album pas dégueux du tout. Et le sentiment qu'on peut encore être punk proche du Gang Of Four comme en 1979 ou "électroniqué" comme aujourd'hui ou les deux à la fois comme après demain.
Seduce'n'Destroy est là pour nous faire rêver à ces fiestas de tous les diables, acides et sans fins, auxquelles on osait plus tellement penser. Loin de révolutionner le genre - les Strokes et le Franz Ferdinand ont mis les doigts dans la prise y'a un bail maintenant - In The Club a le mérite de croire en ce qu'ils font.
Remonté comme des pendules, ils arrivent en ville avec la ferme intention de la retourner de fond en comble. Des coups de basse atomique et une voix à faire se pâmer les plus frigides d'entre nous déchirent des morceaux qui malgré tout ce ramdam restent hautement mélodiques, nés pour la danse, cousus de transe.
Oui, bienvenue dans le club. N'hésitez plus, ne réfléchissez plus non plus , et profitez donc de cette foutue kermesse hédoniste autant que jouissive.
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Mars')
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mardi 1 septembre 2009
Gutbucket "A Modest Proposal"
label / Cuneiform Rds
distributeur / Import
contact / Gut[at]myspace.com
dispo / 1
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Gutbucket, groupe de la Grosse Pomme est composé d'un saxophoniste, un guitariste, un bassiste et batteur, et donne dans le jazz-rock tendance bruitiste à la John Zorn pour faire court.
Le quartet sort Modest Proposal, un disque au titre qui bien qu'en en dessous de la vérité, résonne malgré tout plus calmement que les trois précédents (Insomniacs Dream signé chez Knitting Factory Works, Dry Huming The American Dream et Sludge Test chez Cantaloupe Music).
Franchement moins barré que ses prédécesseurs, il faut bien admettre que le rythme s'est ici quelque peu ralenti. Ce qui n'empêche pas que Gutbucket a su garder ce goût mélodique inouï, cette science du break qui frappe.
Les dix morceaux sont pour la plupart de construction identique - mélodie/groove/pétage de plomb sonique - si ce n'est More More Bigger Better Easter With Cheese (ce titre quand même !), embardées Klezmer sur tapis volants punkoïdes qui en milieu d'album fait son petit effet.
Voila donc un joli disque légèrement barré, juste ce qu'il faut pour garder l'attention de l'auditeur bien en place. C'est brillant, bien assis hors des sentiers battus, inclassable et foutrement énergique. En clair, de quoi vous calmer pour un bon petit moment.
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Mars')
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mercredi 5 août 2009
Kal " Radio Romanista"
label / Asphalt Tango
distributeur / Abeille Musique
contact / Kal[at]murdochspace.com
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Kal est un septet de Belgrade. Leur
musique, rom et militante, ouverte aux quatre vents aussi, va bien
au-delà des stéréotypes du genre. Ils sortent Radio Romanista,
quatorze titres Rock'n'Roma où soufflent un vrai vent libertaire,
tissant des liens entre nos différentes cultures roms et gadjé.
Conscient de cette force qu'est l'appartenance tzigane, les Kal vont bien plus loin et défendent bec et ongles leurs idéaux cosmopolites.
L'essentiel de cet album, encore plus que l'approche transversale entrepris sur chaque titre, résonne dans le mot "Live". Les Kal
ont passé un temps fou à tourner à travers le monde, et de retour chez
eux, c'est encore sur scène qu'on les retrouve, jouant de droite et de
gauche dans les clubs des rives du Danube, forgeant ce son puissant,
dévastateur de dancefloor.
Alors, amis lecteurs, méfi ! Si vous espériez un voyage traditionnel,
de l'accordéon, des violons et de la vodka, dites vous bien que non
content d'être bien servi, vous êtes partis pour vous faire souffler
dans les bronches bien plus que du folklore de pacotille. Kal
est politique, ces gars ont un message fait d'ouverture et de rage. Un
geste engagé voilà ce qu'est ce disque. Un geste à la flamboyance
assumée.
Fier de ses racines, vous l'aurez compris, ce groupe est bien plus
qu'une simple troupe de saltimbanques. Vous ne pourrez plus dire que
vous n'étiez pas prévenus.
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Samuraj Cities "Mixed Up Rd Collections"
label / Imperial Rds
distributeur / Differ-Ant
contact / SC[at]murdochspace.com
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Samuraj Cities, de ces groupes qu'on n'oublie pas. Voilà deux ans déjà on découvrait ébahi leur premier opus Cheap Deluxe signé chez Imperial Recordings (José Gonzales, Promise and The Monster).
Aujourd'hui sort leur deuxième, Mixed Up Record Collections (un titre méchamment bien trouvé et un artwork des plus laids jamais pondus !). Et y'a dégun pour en parler. C'est à n'y rien comprendre, pourtant c'est certainement là ce que la Suède a produit de plus fantastique depuis des lustres. Oubliez vos Lykke Li, Peter Bjorn & Co, Samuraj Cities, c'est ça l'avenir.
En ce qui concerne ce second opus, il reprend les choses où le premier nous les avait balancées...Oui, dans la gueule exactement !
La différence, et pas des moindres, étant que les imperfections des débuts sont gommées au profit de sonorités électroniques renforcées, d'un matériel démoniaque plus ou moins vintage (dont la liste hallucinante remplie tout le volet central du livret) et surtout d'une production d'enfer qui fait sonner le bousin bien cradingue. C'est en plus joué les nerfs en bandoulières, dans des registres qui vont de la New-Wave à la Cure à l'électro bricolo-hop du Beck canal historique d'Odelay (quand je vous disais que le titre de ce disque était bien vu !), avec par instant de grosses montées de rentre-dedans bien bourrin, atténuées de quelques plages d'apaisement (les moins bons titres s'il fallait comparer). Un calme dont il convient de profiter vu les rafales brutales qui suivent et s'enchainent.
En somme, c'est une tempête d'"électro-garage-rock-punk-wave-cold" non raffinée qui mérite sincèrement toute votre attention.
Mais oui, tu le sais maintenant qu'il faut y aller chez ce disquaire ! Allez, au trot !!
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samedi 25 juillet 2009
Nonstop "J'ai rien compris..."
label / Autoprod.
distributeur / Autodistro.
contact / fredo[at]murdochspace.com
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Voilà du bel ouvrage. J'ai Rien Compris Mais Je Suis D'accord, nouveau projet de Nonstop est arrivé chez nous entouré d'un doux papier à torcher, double épaisseur. Deuxième album d'un gars, Fredo Roman, pour qui le rentre dedans est probablement un style de vie.
Pour la petite histoire, ce disque n'a failli jamais arriver jusqu'ici, l'envoi promo initial ayant fait les frais du manque d'humour confirmé de certains postiers; les enveloppes customisées par Roman portant alors l'encart "J'encule la poste". Un geste qui s'il ne fit pas rire tout le monde, nous rappelait à quel point le mot concession n'avait vraiment rien à foutre ici. Et oui, Nonstop n'est pas parti pour s'arrêter.
Dédouané de toute tutelle matérielle et promotionnelle, Fredo et son frérot de bassiste (comme en 2005 sur Road Movie En Béquilles, la fratrie renfile les gants) font le boulot à la piaule, et s'adjoignent le cas échéant les compétences de Henning Specht (synthés) et de Serge Teyssot-Gay (guitare bien entendu). Ils produisent eux-même ces treize titres qui reprennent le combat où il avait été laissé, bien tanqué entre slam à la machette, hip-hop branque et rock pervers.
Ajoutant de ci, de là quelques touches plus introspectives qui dans l'ensemble et avec cet élan cathartique qu'on adore tant prendre, nous ont permis de continuer de chier sur les têtes de gondoles.
Oui, Fredo, le PQ était le bienvenu. De l'hygiène bordel !
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samedi 18 juillet 2009
Nevchehirlian "Monde Ancien, Monde Nouveau"
label / La Fabrique
distributeur / Underdog Rds
contact / N[at]murdochspace.com
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Monde Nouveau, Monde Ancien est le nouveau projet du Marseillais Frédéric Nevchehirlian, un hyper-actif déjà croisé au sein de Vibrion et Jours. Un gars connu de nos services donc, et malgré tout, une fois de plus, la surprise est au rendez-vous.
Psychédélique et rock, poétique et brut de décoffrage, la sensation n'a d'égale que la force décuplée par ce groupe : Nevchehirlian (guitare et voix), Tatiana Mladenovitch (batterie), Christophe Rodomisto (guitare), Stephane Paulin (basse), Julien Lefèvre (violoncelle). A cette troupe, s'associent des invités de marque : Akosh S. (saxophone), Serge Teyssot-Gay (guitare), Marcel Kanche, Keyvan Chemirani, n'en jetez plus, on exulte ici !
Difficile effectivement de ne pas tomber dans l'éloge à outrance, mais comment faire autrement quand la preuve est ainsi faite qu'on puisse enfin dire sans sourciller qu'en s'asseyant sur les compromis , la qualité reste largement opposable à ce dégueuli musical qui nous inonde toujours un peu plus. Les faits sont là.
Oui, il est possible, avec de tels disques, à la fois intègres, indépendants, porteurs d'un vent de colère positive, de dépasser et d'envoyer bouler ces formes devenues immuables d'un quant à soi artistique qu'on ne prend même plus le temps de camoufler, se contentant juste d'en ériger des têtes de gondoles immondes.
Nevchehirlian est ce qui pouvait arriver de mieux au monde la musique moderne. On n'est pas peu fier que cela nous soit arrivé. Désormais, il ne tient qu'à vous de vous jeter dans ce chef d'œuvre salvateur.
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mercredi 24 juin 2009
Anything Maria "Ep"
label / Autoprod.
distributeur / Autodistro
contact / AM[at]murdochspace.com
dispo / 1
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Une nouvelle Polly Jean Harvey ? La prochaine Courtney Love ? ça va pas bien la tronche, non ? Suffit de tendre l'oreille pour reprendre ses esprits et capter que Sophie Gonthier aka Anything Maria, c'est plus que ces comparaisons de feignassses.
Tendre l'oreille, oui messieurs dames, et très vite vous verrez, enfin
vous entendrez. On s'agrippe , on s'acoquine même à cette voix qui
griffe, et mord en douceur, mais profondeur; à cette musique branque
qui vous tresse des colliers de nerfs en deux coups de manche de
gratte.
Des chansons félines, quatre sur cet Ep et autant de sursaut d'échine,
de la surprise, bonne, qui s'étire , envahit l'espace (le très bien
écrit The More I Fall - The More I Fly morceau fleuve) et file la chair de poule à décrisper le plus cocu des coqs. Et ouais, après tout pourquoi pas ?
Anything Maria, une amazone qui doit pas être bien vieille, 25
balais à l'état civil à tout casser. Mais ces piges-là ont dû compter
triple, vu la maturité affichée sur ce disque (l'habité Modern Lovers
est hallucinant). Un disque - vinyl aussi y parait - de fougue et
d'abandon, d'extrême pulsion et de sensualité toute crue. L'union des
opposés avec raccords apparents, des ligatures pour ainsi dire, de
celles qu'on rêve de faire craquer histoire de mater se qui se trame en
dessous.
Vivement la suite, nous v'la salement atteint là ! High Addiction, voila c'est ça !
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mardi 23 juin 2009
The Jealous Girlfriends "s/t"
label / Good Fences
distributeur / import
contact / JG[at]murdochspace.com
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des mots // du son
Les harmonies vocales mixtes sont souvent
difficile à trouver en indie pop, des chants homme/femme montant à
l'unisson sur des mélodies enjouées n'en parlons pas . Nan, je déconne.
S'il y a bien un truc hyper couru dans ce registre c'est bien ça. Mais
ce qui est plus rare, et précieux du coup, ce sont les groupes qui
arrivent à un niveau de qualité décent. The Jealous Girlfriends - ce nom tout de même - en sont.
Trois gars et une fille (ah - soupir - Holly Miranda, croisée chez les Tall Firs sur leur Too Old To Die Young sorti l'an passé chez Ecstatic Peace label du toujours jeune et sonique Thurston Moore) qui débarquent de New-York pour nous présenter leur deuxième album.
Un disque sans titre mais avec une palette des possibles qui fait feu
de tout bois, allant de l'hymne pour stade de foot à la complainte pop
la plus radieuse en passant même par des embardées soul/funk félines
comme pas possible.
Alors, non content de s'écouter sans souffrir, cette musique se
danseraient ? Oui, mesdames , messieurs, ces jeunes gens là en ont sous
la pédale, dommage que dégun ne parle d'eux par chez nous ...enfin
dégun, j'me comprends, hein, nous on est dessus (ceux qui suivent les
séries L World et Grey's Anatomy aussi, bah oui chacun ses
casseroles!).
Souvenez vous en quand ils crèveront les planches de vos
scènes locales et foutront le souk sur vos fréquences modulables
respectives. On en reparlera, pour sûr.
(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)
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