1022067_1169588label / Happy Home rec

distributeur / Anticraft

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dispo / 1


des mots // du son


Depuis Les Belles Manières, My Concubine , projet d'Eric Falce, n'a toujours pas rejoint le peloton de tête de la chanson française bankable. Pourtant le gars a du talent, peut-être pas à revendre - n'en déplaise à certain ce n'est pas le style de la maison - pas de receleur ici ! Plutôt un certain savoir-faire, et la capacité remarquable de le faire savoir. La preuve, une nouvelle fois, avec ce dernier opus Une Chaise Pour Ted. Un disque qu'on ne découvre qu'en écoute successive. Un album qui se dévoile doucement, se sirote, comme un bon whisky.

Eric Falce aborde le monde et la musique avec un petit sourire en coin, l’œil pétillant de vice, comme le psychopathe aborde sa victime, nous en l’occurrence ; faisant de son duo mixte (géniale Lizzy Ling), plus Hazlewood/Sinatra que Gainsbourg/Birkin, le medium idéal de ces chansons tordues et savantes, sensuelles avec suite dans les idées ! Très pop, des chansons à textes, mais aussi à sexes. Sur la très érotique et désabusée Les Petits Détails, ou l'Amour à Crédit, tout ça prend corps. Et définitivement, la comparaison gainsbourgienne qui lui colle aux basques fait pffuuiiitt ! Enfin !

Clairement, My Concubine est loin d'être un de ces erzatz autoproclamés du grand Serge. Falce n'est pas une nouvelle tête de chou, plus un feu follet ironique à la Daniel Darc, un Souchon retors. Un dandy au charme dangereux, navigant entre toutes choses, se foutant du tiers comme du quart d'un ordre établi, qui, à force de vomir de pauvres poncifs, devrait bientôt passer à la caisse, et payer l'addiction à un artiste qui finalement met rarement à côté, lui !

(retrouvez cette chronique chez nos amis de Live In Marseille)

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